Fiches objets

Retour à la version HTML

Pipe

Pipe (BjFj-101.220)BjFj-101.220
Terre cuite fine argileuse blanche
Consommation du tabac
1,54 cm de diamètre X 3,2 cm de long
Pays-Bas, Hollande
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Pipe incomplète très ancienne à l’effigie de Sir Walter Raleigh, fondateur de la Virginie (né vers 1554 et décédé en 1618). Au contact des Amérindiens, l'usage du tabac se répand rapidement chez les Européens, qui se mettent eux aussi à fabriquer des pipes. Celle-ci a été retrouvée au Fort de Ville-Marie.


Bague de jésuites

Bague de jésuites (BjFj-101.213)BjFj-101.213
Laiton
Culte et rituel
2,17 cm de diamètre
France
1642-1760
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Bague de Jésuites entière très bien conservée. On appelle ainsi ces bagues parce que les Jésuites ont été les premiers à les faire circuler en Nouvelle-France en les offrant en récompense aux Amérindiens qui se convertissaient à la religion catholique. Rapidement aussi, elles ont servi de monnaie d'échange contre des fourrures.


Monnaie

Monnaie (BjFj-101.355)BjFj-101.355
Métaux et alliages cuivreux
Commerce
2 cm de diamètre
France
1610-1643
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Cette pièce de monnaie est un double tournois, nom donné à certaines pièces de monnaie émises par les rois de France. Elle porte l’effigie du roi Louis XIII (1610 - 1643). C’est sous son règne que Montréal fut fondée et que la construction du Fort de Ville-Marie a débuté. La pièce a continué de servir encore durant de nombreuses années.


Terrine

Terrine (BjFj-101.12)BjFj-101.12
Terre cuite commune à glaçure verte
Préparation des aliments
13 cm de diamètre à la base
France
Milieu du 17e siècle
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Ces fragments de terrine ont été retrouvés dans une fosse creusée vers 1642 et associée au Fort de Ville-Marie. Les terrines sont des contenants de forme conique munis d'un bec verseur. Elles servent le plus souvent à la préparation des aliments et à divers usages domestiques. Fabriquée à Sadirac, dans le sud-ouest de la France, celle-ci est typique de la céramique française de cette époque.


Grains de chapelet

Grains de chapelet (BjFj-101.574)BjFj-101.574
Os
Culte et rituel
8 cm de diamètre
France
1642 à 1688 environ
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Ces grains de chapelets en os ont été conçus avec beaucoup de soin. Montréal ayant été fondée dans le but de convertir les Amérindiens à la religion catholique, il n'est pas étonnant de retrouver de nombreux grains de chapelets dès l'époque du Fort de Ville-Marie (1642 - 1688). Les Français se servaient eux-mêmes des chapelets pour prier, mais en faisaient aussi cadeau aux nouveaux convertis.


Dé à coudre

Dé à coudre (BjFj-101.442)BjFj-101.442
Métaux et alliages cuivreux
Couture
1,2 cm de diamètre X 1,95 cm de hauteur
Europe
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Les dés à coudre sont utilisés pour protéger le doigt qui pousse l'aiguille lors des petits travaux domestiques de couture. Ce modèle très ancien du 17e siècle, trouvé dans le sol du Fort de Ville-Marie, présente un aspect trapu et bombé. On dit que les jeunes hommes offraient parfois un dé à coudre à leur amoureuse en signe d'engagement.


Cadran solaire

Cadran solaire (BjFj-101.480)BjFj-101.480
Ardoise
Mesure du temps
22 cm X 15 cm
France
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Alain Vandal


La découverte d'un cadran solaire du 17e siècle compte parmi les plus précieuses, puisqu’il s’agit d’un objet encore jamais retrouvé sur d’autres sites archéologiques du Québec. Ce type de cadran était placé à la verticale sur un bâtiment. Il a été trouvé dans des couches reliées à l'aménagement de la pointe au moment de la construction du Château de Callière, mais provient vraisemblablement de sols plus anciens, soit de l'époque du Fort de Ville-Marie.


Sceau de commerce

Sceau de commerce (BjFj-101.534)BjFj-101.534
Plomb
Commerce
4 cm X 2,43 cm
France
1642-1760
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Certains produits, notamment les tissus, étaient expédiés en Nouvelle-France sous forme de ballots attachés par des fils de métal ou des cordes. Le sceau d’expédition, fixé sur le colis, comportait des indications sur le marchand, son lieu d’origine, et parfois sur la quantité et la qualité de la marchandise. On lit sur ce spécimen entier : RES. A MONTAV... qui indique probablement la provenance du colis, soit Montauban, en France. Les vêtements, les couvertures et les tissus étaient utilisés par les Français, mais ils étaient aussi très appréciés par les Amérindiens comme monnaie d'échange.


Cône clinquant

Cône clinquant (BjFj-101.546)BjFj-101.546
Cuivre laminé
Parures
0,6 cm de diamètre X 2 cm de longueur
France
1642-1760
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Les Amérindiens connaissaient le cuivre avant l'arrivée des Européens, mais arrivaient difficilement à le produire. C'est pourquoi ils appréciaient beaucoup ces cônes qui brillaient et tintaient. Ces objets étaient fabriqués à partir de petits triangles découpés dans des feuilles de tôle de cuivre, doré à l'origine, qu'on leur échangeait contre des fourrures et qu'ils enroulaient sur leurs vêtements ou sur leurs cheveux.


Perles

Perles (BjFj-101.5)BjFj-101.5
Verre coloré bleu
Parures
0,3 cm de diamètre X 1,7 cm de longueur
France
Période de contact avant 1642
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Dès les premiers contacts entre les Amérindiens et les Européens venus explorer le nouveau territoire, les perles de verre, très prisées par les autochtones, font l’objet d’échanges contre des fourrures. Au 17e siècle, les Européens connaissent mieux les goûts des Amérindiens. C’est pourquoi les perles simples, blanches ou bleues, que ces derniers semblent préférer, dominent le marché un certain temps.


Perle

Perle (BjFj-101.504)BjFj-101.504
Verre opaque rouge
Parures
0,4 cm de diamètre X 1,1 cm de longueur
France
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Perle de verre rouge de forme tubulaire et torsadée. Les perles de verre de couleurs et de formes diverses constituent une très grande partie de nos collections archéologiques dans les couches de sol associées au Régime français. Celle-ci provient du Fort de Ville-Marie et a sans doute été utilisée pour la traite des fourrures.


Perle

Perle (BjFj-101.560)BjFj-101.560
Verre opaque blanc et noir
Parures
1,1 cm de diamètre X 1,3 cm de longueur
France
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Cette grosse perle de verre décorée d'appliques noires sort de l'ordinaire et semble unique. Aucun modèle ne lui correspond tout à fait dans les recherches existantes. Son décor s’apparente à ce que l’on peut voir sur certaines perles de faïence de la fin du 16e siècle, mais on ne le retrouve pas sur les perles de verre de la même époque. La pointe de terre près du fleuve, que l'on nomme aujourd'hui Pointe-à-Callière, était fréquentée par les Amérindiens, notamment lors des grandes foires annuelles des fourrures.


Pointe de projectile

Pointe de projectile (BjFj-101.525)BjFj-101.525
Cuivre laminé
Chasse
4,9 cm de longueur X 2,5 cm de largeur
France
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Parmi les objets de traite échangés par les Français au 17e siècle figure le chaudron de cuivre, qui compte même parmi les objets de troc les plus recherchés par les Amérindiens. Ces derniers l'utilisent pour la cuisson, mais le découpent aussi parfois pour en tirer de la pacotille qui leur sert à fabriquer des bijoux ainsi que des pointes de projectile comme celle-ci. Il s'agit d'un bel exemple de récupération trouvé dans le sol du Fort de Ville-Marie.


Pierre à fusil

Pierre à fusil (BjFj-101.568)BjFj-101.568
Silex
Chasse et/ou guerre, accessoire
2,2 cm X 2,1 cm
France
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


La pierre à fusil de silex sert à créer l'étincelle qui allume la poudre dans le canon du fusil, permettant ainsi de propulser la balle. Cette pierre d’origine française date de l'époque du Fort de Ville-Marie. Elle a aussi pu servir de monnaie d'échange avec les Amérindiens, qui la trouvaient fort utile.


Balle

Balle (BjFj-101.250)BjFj-101.250
Plomb
Chasse et/ou guerre, munition
1,25 cm de diamètre
Indéterminé
1642-1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Pour les Français comme pour les Amérindiens, la chasse représentait une activité essentielle. Les armes à feu et les munitions étaient précieuses et comptaient parmi les objets d'échanges les plus appréciés des Amérindiens.


Dent d'ours

Dent d'ours (BjFj-101.105)BjFj-101.105
Os
Mammifère
6,9 cm X 6,3 cm
Canada
Des origines à 1688
Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Luc Bouvrette


Au 17e siècle, il faut imaginer que le Vieux-Montréal se trouvait à l'état sauvage et que la forêt bordait l'endroit. Il était naturel d'y trouver des animaux, en particulier des ours. Cette dent provient d'un ours qu'ont peut-être chassé des Amérindiens ou des Français pour se nourrir et utiliser la peau.