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ÉPIDÉMIE
DE VARIOLE
Il y a urgence ! Un train vient d’arriver à la gare Bonaventure en provenance de Toronto. Le contrôleur de la voiture-lit est malade : il tousse, fait un peu de fièvre et, plus inquiétant, montre des éruptions cutanées aux mains et au visage. Le médecin de la compagnie ferroviaire soupçonne un cas de variole. Ce virus de la même famille que la varicelle — aussi appelée picote — est beaucoup plus dangereux et se transmet très facilement. Une épidémie sévit actuellement à Chicago, où a séjourné ce contrôleur. Il faut éviter que le virus se répande dans la ville de Montréal !
Nous avons besoin de quelqu’un qui gardera la tête froide et choisira de faire les actions qu’il faut pour protéger Montréal.
Isolement
Le docteur William Hales Hingston, ancien maire de Montréal (1875-1877), est un spécialiste de la variole qu’il a combattue lors de l’épidémie survenue à Montréal entre 1872 et 1875. Il connaît bien le virus.
La variole est très contagieuse et se transmet d’humain à humain. C’est un virus qui pénètre le corps par la bouche et par le nez. Après une période d’incubation de 10 jours apparaissent des maux de tête, des douleurs musculaires et une fièvre accompagnée de frissons. Des pustules couvrent tout le corps. Le visage enfle et des ulcères peuvent apparaître dans la bouche, dans le nez et sur la cornée. D’habitude, au bout de huit jours, les symptômes s’arrêtent et la peau cicatrise. Néanmoins, les risques de mortalité due à des hémorragies internes causées par la variole sont très élevés.
Afin d’éviter l’épidémie, devrait-on procéder à l’isolement ? Si oui, de quelle façon ?
- Non, cette personne a besoin de l’attention de tout son entourage.
- Oui, dans une aile pour contagieux à l’hôpital.
- Oui, dans sa maison, en confinant sa famille avec lui.
Hôpital
La sœur hospitalière qui accueille le malade doit être immédiatement informée de l’état du patient. Malheureusement, ce n’est que le lendemain matin que la gravité de la situation est découverte et qu’on isole suffisamment le malade. Pélagie, une jeune servante travaillant à l’hôpital, contracte le virus et le transmet à sa sœur Marie.
Elle est isolée à l’hôpital dès qu’on se rend compte de son état, mais il est trop tard. Le virus se propage dans l’établissement. Pélagie et Marie en meurent dans les jours qui suivent.
Les autorités ont deux options :
- Renvoyer les patients qui ne sont pas trop malades à la maison pour éviter qu’ils attrapent la variole à l’hôpital.
- Rouvrir le petit hôpital pour varioleux qui avait été aménagé pendant l’épidémie de 1872 et y transférer les personnes atteintes.
- Renvoyer les patients à la maison.
- Rouvrir l’hôpital pour varioleux.
Renvoyer les patients à la maison
Le virus a une période d’incubation de 10 jours. Certains malades qui ne montrent aucun symptôme de la variole en sont pourtant atteints. En retournant chez eux, ils transmettent le virus à leur famille et la maladie se propage.
L’épidémie guette Montréal...
Rouvrir l’hôpital pour varioleux
L’hôpital pour varioleux a été ouvert par la Ville en 1872 lors de la dernière épidémie de variole qui a duré jusqu’en 1875. Le bâtiment est maintenant en très mauvais état. La population ne veut pas y envoyer ses malades !
De plus, ce sont des autorités laïques qui gèrent l’hôpital. Ce n’est rien pour rassurer les catholiques. Les familles gardent leurs malades à la maison et les personnes infectées continuent de circuler dans la ville.
L’épidémie guette Montréal...
Maison
Un agent de l’escouade sanitaire de la Ville est posté devant la maison d’un autre employé de la compagnie de chemin de fer, lui aussi atteint de la variole. Cet agent est là pour empêcher que les gens habitant cette maison ne la quittent. Mais deux personnes en sortent sans être vues… Ça y est, avec elles, le virus vient de s’échapper et la maladie se répand encore davantage.
Le comité d’hygiène de la Ville, présidé par Henry Gray, se réunit et tente de mettre en place la vaccination publique gratuite et volontaire, mais il rencontre de l’opposition.
Les médecins de Montréal sont divisés sur la question de la vaccination. Plusieurs d’entre eux pensent que le vaccin empêchera l’épidémie de s’étendre ; d’autres affirment que d’injecter un virus dans le corps des gens sains les rendra malades.
De plus, même si les vaccins ont été inventés il y a de nombreuses années et ont fait leurs preuves, une profonde méfiance populaire persiste. Une grande partie de la population ne comprend pas comment les maladies virales sont transmises et craint la vaccination. La tradition encourage aussi une attitude de résignation à l’égard de la maladie et de la mort.
Alors, on vaccine ou pas ?
- Vaccination publique
- Aucune vaccination publique
Vaccins
Le comité d’hygiène nomme de nouveaux vaccinateurs publics pour dispenser le vaccin contre la variole gratuitement à toutes les personnes qui désirent le recevoir. On demande également aux médecins de déclarer les cas de variole.
La mise en place des mesures sanitaires est mal reçue par les populations pauvres et peu instruites. Il y a opposition : plusieurs refusent de se faire vacciner !
Les journaux francophones et certains membres de l’élite, tels que les médecins Alexander Milton Ross et Joseph Émery Coderre, alimentent la contestation en prenant ouvertement position contre la vaccination.
Un malheureux incident vient aggraver la situation. Les enfants de l’orphelinat Saint-Joseph sont vaccinés dans des conditions sanitaires déplorables. Résultat : plusieurs d’entre eux contractent une infection et sont malades. Ce n’est pas la variole, mais ce n’est rien pour rassurer la population qui proteste de plus en plus. On suspend donc la vaccination publique.
L’épidémie guette Montréal...
Pas de vaccins
Dans les quartiers ouvriers, la promiscuité des habitations augmente le risque de transmission de la maladie. La population n’est pas immunisée. Les gens attrapent le virus et le propagent en se déplaçant dans la ville, en allant au marché, en se côtoyant au travail, à l’église et à des événements publics telles des processions ou des manifestations.
L’épidémie guette Montréal...
Ne pas isoler
Le contrôleur de la voiture-lit retourne chez lui. En tentant de le soigner, sa famille et son entourage contractent le virus.
Le virus de la variole a une période d’incubation de 10 jours. Certaines personnes infectées ne souffrent d’aucun symptôme et ne savent pas qu’elles peuvent transmettre la maladie.
Les personnes qui sont entrées en contact avec le malade circulent désormais en ville et propagent le virus.
L’épidémie guette Montréal...
Information
C’est l’épidémie à Montréal. Des gens de toutes les couches de la société sont infectés et continuent de se transmettre le virus sans le savoir : ils sont contagieux pendant la période d’incubation, avant même de ressentir les symptômes, et pendant la maladie. Le comité d’hygiène lutte contre l’opposition des médecins antivaccinateurs et une population qui ne comprend pas ce qui se passe et qui a peur.
Il faut informer la population sur la maladie et sur les mesures à respecter pour enrayer l’épidémie :
- Isoler chaque personne malade et éviter d’entrer en contact avec elle.
- Décontaminer ou détruire les objets qu’elle a touchés.
- Éviter toute forme de rassemblement public, car une personne présente pourrait être infectée.
Comment informer la population sans créer de panique ?
- Utiliser les journaux.
- Avoir recours à des porte-parole.
- La panique est inévitable ; gardons le silence.
Journaux
Les journaux sont de plus en populaires, mais bien des ouvriers ne savent pas lire, dont un nombre important de Canadiens français. D’un côté, les journaux francophones minimisent la gravité de la situation ; de l’autre, la presse anglophone en profite pour blâmer le comportement des Canadiens français à l’égard de la maladie.
Les anglophones critiquent le comité d’hygiène et considèrent la malpropreté de la ville de Montréal comme une démonstration de l’incompétence du Bureau de santé. Ils jugent que le refus des francophones de se faire vacciner contribue à la progression de la maladie.
Pendant ce temps, la vie suit son cours. Les travailleurs doivent gagner leur vie, les enfants jouent dans la rue et les femmes vont au marché. Aux grandes occasions, on se réunit pour célébrer tous ensemble et… la maladie se propage.
Il faut limiter les dégâts : empêcher les gens de se rencontrer et de se transmettre le virus, les contraindre à respecter les mesures d’hygiène mises en place par la Ville. C’est risqué, car cette décision va à l’encontre de la volonté de la moitié de la population. On risque l’émeute ! Que faire ?
- Fermer les lieux publics et déployer la police sanitaire.
- Nettoyer les rues de Montréal.
Porte-parole
Les autorités municipales cherchent un porte-parole crédible aux yeux de la population canadienne-française. Elles font alors appel au clergé catholique puisque les Canadiens français, les plus touchés par l’épidémie et donc les premiers visés, sont catholiques. C’est à l’évêque de Montréal qu’on demande d’intervenir auprès des curés afin que ceux-ci, par leurs sermons, fassent comprendre l’importance des mesures de prévention. C’est peine perdue.
De leur côté, les autorités sanitaires évitent de publiciser l’épidémie pour ne pas effrayer la population ni ralentir l’économie en nuisant au commerce et au tourisme.
L’élite économique montréalaise, principalement anglophone, se réunit et passe à l’action. Les employeurs demandent à leurs employés de se faire vacciner sous peine d’être congédiés.
Quelqu’un doit imposer l’ordre afin d’éliminer l’épidémie qui fait rage dans la ville. Il faut empêcher les gens de se rencontrer et de se transmettre le virus, les contraindre à respecter les mesures d’hygiène mises en place par la Ville. C’est risqué, car cette décision va à l’encontre de la volonté de la moitié de la population. On risque l’émeute ! Que faire ?
- Fermer les lieux publics et déployer la police sanitaire.
- Nettoyer les rues de Montréal.
Silence
La population ne comprend toujours pas ce qui se passe. Les gens s’affairent à leurs activités quotidiennes et se rencontrent dans la rue, au travail et dans les commerces. Aux grandes occasions, on se réunit pour célébrer tous ensemble. La maladie se propage.
Il y a de plus en plus de morts, et chaque fois on se réunit pour des funérailles. On se transmet le virus de plus belle.
Le manque d’information aggrave l’épidémie. Les autorités n’ont plus le choix : il faut expliquer clairement aux citoyens l’état de la situation et les mesures d’hygiène à prendre. Quel moyen privilégier ?
- Utiliser les journaux.
- Avoir recours à des porte-parole.
Fermeture des lieux publics et police sanitaire
La police sanitaire circule dans les rues de Montréal et appose des affiches jaunes sur les portes des maisons contaminées par la variole. C’est de force qu’elle conduit les malades à l’hôpital pour varioleux que la Ville vient de rouvrir. Les citoyens qui refusent de se conformer aux nouvelles mesures sanitaires de la Ville reçoivent des amendes et sont menacés d’emprisonnement.
Dans les quartiers populaires, la population arrache les affiches placardées aux portes des maisons contaminées ; elle accueille la police sanitaire à coups de bâton et d’injures. Lorsque le maire, les hommes d’affaires et les journaux annoncent, d’une seule voix, que les mesures d’hygiène devront être respectées, c’est l’émeute !
Le 28 septembre 1885, une foule se rassemble, lance des cailloux dans les fenêtres des pharmacies et des bureaux des médecins vaccinateurs. Elle attaque aussi l’hôtel de ville. Aux premiers coups de feu, le maire appelle la police en renfort… L’émeute dure jusqu’au matin.
La maladie s’épuise...
Nettoyage des rues de Montréal
Des quartiers de la ville et des villages voisins de Montréal ressemblent à un dépotoir à ciel ouvert. Ils n’ont ni eau courante ni égout. Les latrines débordent de matière fécale et d’ordures. Ça sent mauvais à Montréal !
Les autorités municipales se souviennent des épidémies de choléra qui ont durement frappé la ville par le passé et qui sévissent ailleurs au même moment. Le choléra se propage principalement par les aliments et l’eau souillés*. La Ville s’emploie donc à nettoyer les rues, on ramasse les ordures et les détritus qui traînent partout.
Alors que l’on craint le choléra, c’est la variole qui frappe. Cette maladie se transmet d’humain à humain. Beaucoup d’énergie est investie dans le nettoyage des rues, mais la variole nécessite d’autres mesures préventives.
La maladie s’épuise...
La maladie s’épuise...
La Ville de Montréal transforme un des pavillons de l’Exposition provinciale en un hôpital pour varioleux, propre et spacieux. Cet hôpital temporaire est surveillé par l’armée.
Lentement, la maladie s’épuise et l’épidémie prend fin. Les gens plus vulnérables sont morts. Les autres ont développé une résistance au virus ou ont été immunisés par vaccination. La variole a fait le tour de ses cibles potentielles à Montréal.
Constat : 9 600 personnes ont été atteintes de variole en 1885 sur le territoire administratif de Montréal et 3 234 d’entre elles en sont mortes. Sur une population totale d’environ 167 000 personnes, environ 2 % des Montréalais n’ont pas survécu. Il faut ajouter à ce bilan les victimes dans les municipalités voisines, dont le village de Saint-Jean-Baptiste où la variole a été la plus meurtrière.
Aurait-on pu éviter l’hécatombe ?
- Retour au jour 1 : vois ce que tu peux faire en changeant tes choix !
- Une gestion de crise réussie
Une gestion de crise réussie
La Ville de Montréal a créé un comité pour enquêter sur cette épidémie et en tirer des leçons pour l’avenir. Voici les grandes conclusions de son rapport :
- Il aurait fallu vacciner la population le plus tôt possible, voire avant que l’épidémie ne commence ; de cette façon, le premier individu atteint de variole n’aurait pas pu transmettre le virus aussi facilement.
- Les cas de variole doivent être déclarés le plus tôt possible.
- Montréal devrait disposer en tout temps d’un hôpital pour malades contagieux.
- L’hospitalisation devrait être obligatoire en cas de maladie contagieuse.
- L’efficacité et les bienfaits de la vaccination devraient être promus au sein du corps médical et auprès de la population.
- Dans une situation grave d’épidémie, aux conséquences mortelles, la vaccination devrait être obligatoire.
Merci pour ton aide. Nous avons tous fait de notre mieux avec les connaissances que nous avions. Faisons en sorte que l’histoire ne se répète pas !
Photos
Locomotive no 403, division du Pacifique, C. P., C.-B., vers 1887
A. B. Thom
Vers 1887, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
18.4 x 23.5 cm
Don de la Succession Omer Lavallée
MP-1993.6.6.32
© Musée McCord
Le maire Honoré Beaugrand, Montréal, QC, 1887
Wm. Notman & Son
1887, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
17 x 12 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-82778
© Musée McCord
Grand Trunk Bonaventure Station
P186,S9,P84
Fonds Laurette Cotnoir-Capponi (BAnQ)
Sir William Hingston, Montréal, QC, 1886
Wm. Notman & Son
1886, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
15 x 10 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-80533.1
© Musée McCord
Groupe non identifié
John Henry Walker (1831-1899)
1850-1885, 19e siècle
Encre sur papier - Gravure sur bois
8.2 x 9.6 cm
Don de Mr. David Ross McCord
M930.50.5.492
© Musée McCord
Hôpital Hôtel-Dieu, Montréal, QC, vers 1865
Anonyme - Anonymous
Vers 1865, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur carton - Papier albuminé
8 x 5 cm
Don de Mr. David Ross McCord
MP-0000.1764.2
© Musée McCord
Maisons photographiées pour M. Meredith, angle des rues Barré et Aqueduct, Montréal, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-146722
© Musée McCord
Hôpital des varioleux
Bibliothèque et Archives Canada
Quartier pauvre Montréal (Vieux-Montréal) : la maison la Friponne (ancien entrepôt sous le régime français). Probablement d'après une oeuvre originale d'A.Henderson, XIXe siècle / Reproduction d'Edgar Gariépy.
Archives de la Ville de Montréal (Fonds BM42, G2675)
Maisons photographiées pour M. Meredith,
Montréal, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
II-146359
© Musée McCord
Henry Gray
Fonds Fraser-Hickson Institute
Docteur A.M. Ross,
adversaire de la vaccination
Archives de la Ville de Montréal
Coderre, J.E.
Fonds Fraser-Hickson Institute
Allégorie
John Henry Walker
Don de Mr. David Ross McCord
M930.50.2.245
© Musée McCord
Émeute
John Henry Walker
Don de Mr. David Ross McCord
M930.50.6.33
© Musée McCord
Vaccinate!!
Propagande calomnieuse de AM Ross sur la vaccination
Bibliothèque de l’Université de Toronto
J. B. Mailloux, Wood & Coal, rue Barré, Montréal, QC, 1903
Wm. Notman & Son
1903, 20e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-146360
© Musée McCord
Place Jacques-Cartier,
Montréal, QC, vers 1890
VIEW-2421
© Musée McCord
The Best Preventive Known for SmallPox, Dr. Morley’s Standard English Remedy
Fonds Fraser-Hickson Institute
Hôtel de ville, Montréal, QC, vers 1878
2) image 2 (hopital des varioleux) : ce n'est peut-être pas bien grave, mais l'image qu'on voit représente l'ensemble d'un site où avait lieu une exposition; l'hopital des varioleux ne représente qu'une petite portion de bâtiments hors de l'enceinte (il me semble qu'on devait «croper» seulement cette partie de l'image)...William Notman (1826-1891)
Vers 1878, 19e siècle
Sels d'argent sur papier monté sur papier - Papier albuminé
21 x 19 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
VIEW-807.1
© Musée McCord
Incident variole-soulèvement
Harper’s Weekly
Hygiène publique - Le maire nocturne de Montréal lors de sa tournée spectrale (dédié à la Commission de santé)
M992X.5.82
© Musée McCord
Montréal. Saint Georges (le maire Hingston) et le dragon (la variole), 1876
Henri Julien
1876, 19e siècle
Encre sur papier journal - Photolithographie
39.9 x 27.7 cm
M993X.5.1135
© Musée McCord
Conseil municipal de Montréal, QC, photographie composite, 1885, copie réalisée en 1887
Wm. Notman & Son
1887, 19e siècle
Plaque sèche à la gélatine
20 x 25 cm
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
II-85064
© Musée McCord
Memphis
John Henry Walker (1831-1899)
1878, 19e siècle
27.3 x 25.4 cm
M991X.5.795
© Musée McCord
Le maire et la Commission de santé
Henri Julien
1877, 19e siècle
Encre sur papier journal - Photolithographie
37.5 x 28.6 cm
Don de Mr. Colin McMichael
M988.182.142
© Musée McCord