Les iroquoiens 1350
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Poisson
Le poisson entre dans l’alimentation de base des Iroquoiens. En plus d’en mettre dans la sagamité, ils le fument ou le font sécher afin de le conserver pour l’hiver. Environ 15 % des calories consommées par les Iroquoiens proviennent du poisson.
Ce sont surtout les femmes qui pêchent, aidées par les hommes qui utilisent des techniques différentes. Cette activité occupe une grande partie de la journée, surtout au printemps et à l’automne, les périodes de frai et de migration.
Dans la vallée du Saint-Laurent, les Iroquoiennes pêchent l’alose, l’anguille, la barbue, le doré, l'esturgeon, le saumon, l'éperlan, le bar, la truite, etc.
Gibier
La viande que mangent les Iroquoiens provient de la chasse. Les hommes chassent le cerf de Virginie, le castor, la loutre, la marmotte, la martre, l’orignal, l’ours noir, le renard, le rat musqué et, dans l’estuaire du Saint-Laurent, le phoque du Groenland. Les femmes font boucherie et apprêtent la nourriture.
Les animaux rapportés au campement nourriront tout le clan et serviront aussi à habiller les Iroquoiens. Ceux-ci confectionneront avec le cuir et les fourrures des mocassins, des robes, des pagnes et des manteaux. Les ossements serviront à fabriquer des outils.
Petits fruits et noix
Les Iroquoiens mangent des petits fruits et différentes sortes de noix… mais ce n’est pas très bon dans la soupe !
Quand arrive la saison des petits fruits, les femmes cueillent des framboises, des fraises, des bleuets, des pimbinas et des mûres dans les clairières pour agrémenter l’alimentation de base. Elles rapportent aussi au campement des noix et des noisettes trouvées dans la forêt. Les fruits juteux constituent un excellent apport en vitamine C, alors que les noix sont une source de gras et de protéines, des éléments essentiels à la survie.
Maïs
La sagamité est une soupe de maïs, mais il n’est pas commun d’y incorporer le maïs en grains ou en épis. On cherche plutôt à faire une pâte avec de la farine.
Le maïs fait partie de l’alimentation de base des Iroquoiens et est préparé de plusieurs façons. On le retrouve dans différents types de pains et dans les soupes; on en fait des pâtes; on le mange en épi, bouilli, rôti ou pourri dans la vase (le maïs puant, ou eindohy), etc.
La consommation importante de maïs a toutefois des inconvénients. Le sucre contenu dans cette céréale provoque des caries chez les Iroquoiens.
De plus, le maïs cultivé par les Iroquoiens est une variété à grain très dur. Afin d’amollir l’enveloppe du grain, on doit le moudre ou le faire cuire avec une matière alcaline. Pour ce faire, les Iroquoiens ajoutent notamment du calcaire broyé ou des cendres à l’eau de cuisson. Ils utilisent aussi parfois des poteries fabriquées avec de petits fragments de coquillages.
Haricot
Plusieurs variétés de haricots de différentes couleurs peuvent être incorporées à la soupe de maïs.
Les Iroquoiens consomment beaucoup de haricots et les cultivent avec le maïs et la courge.
La culture oblige les Iroquoiens à demeurer sur place pour récolter le fruit de leur travail. Cette pratique entraîne la sédentarisation et accentue la division du travail entre les femmes et les hommes.
Courge
Plusieurs variétés de courges peuvent entrer dans la composition de la sagamité.
Les Iroquoiens cultivent la courge avec le maïs et le haricot, autour des villages surtout.
Chaque plante apporte un bienfait aux autres et profite de la proximité. Les tiges de maïs servent de tuteurs aux haricots qui grimpent en poussant. Ces derniers améliorent la qualité du sol en fixant l’azote. La courge, quant à elle, tapisse la base des plantes avec ses grandes feuilles, ce qui conserve l’humidité et empêche les mauvaises herbes de pousser.
Farine de maïs
En mélangeant de la farine de maïs avec de l’eau, les Iroquoiennes obtiennent une pâte qui constitue la base de la sagamité.
Pour préparer la farine de maïs, les Iroquoiennes pilent les grains entre deux pierres ou dans de gros mortiers de bois creusés dans un tronc d'arbre. La poudre ainsi obtenue peut être tamisée ou non, selon les recettes.
La farine de maïs est utilisée dans la confection de la soupe, mais aussi du pain de maïs, le carraconny.
Eau
La base de la sagamité, c’est l’eau! Les Iroquoiennes la font chauffer sur le feu et y ajoutent toutes sortes d’ingrédients. L'eau constitue la seule boisson des Iroquoiens.
L’eau douce est puisée dans un lac, un ruisseau ou une rivière à proximité du campement temporaire. Pour le clan des Iroquoiens, la pointe à Callière se prête parfaitement à un court séjour : le fleuve procure le poisson et on trouve une clairière, un boisé et une source d’eau douce à proximité. Mais surtout, la pointe est située à l’embouchure de la Petite rivière, qui constitue un chemin naturel vers l’intérieur des terres, là où sont construits les villages.
Lait
Comme les Iroquoiens ne pratiquent pas l’élevage, ils ne possèdent pas d’animaux pouvant fournir du lait.
Ce sont les Européens qui implanteront cette pratique à leur arrivée, quelques siècles plus tard.
Crabe
Bien que les Iroquoiens pêchent les poissons du fleuve Saint-Laurent lors de leurs déplacements, ils n’exploitent pas toutes les ressources qu’offre ce milieu marin auquel ils ne sont pas habitués. Ils ne consomment pas les grands crustacés comme le crabe et le homard, contrairement à certains peuples de langue algonquine qui habitent toute l’année le littoral atlantique.
Sel
Les Iroquoiens du Saint-Laurent assaisonnent rarement – et à peine – leurs plats. Ce sont les Européens qui les initieront au goût du sel à leur arrivée en Amérique.
Il n’y a donc pas de sel dans la sagamité.
Tabac
Le tabac fait partie de la culture des Iroquoiens. Les hommes le cultivent en petits lots dans les villages.
Toutefois, le tabac n’est pas utilisé dans l’alimentation! Les Iroquoiens le fument dans des pipes en argile cuite et il sert d’offrandes lors de cérémonies.
Boîte de conserve
En 1350, on est encore bien loin de l’invention de la boîte de conserve! Il faudra attendre 1795, en France, pour que M. Nicolas Appert imagine un premier concept de conservation des aliments par stérilisation à l’abri de l’air.
Les Iroquoiens, quant à eux, conservent leurs viandes, leurs poissons, leurs fruits et autres aliments en les fumant ou en les séchant.
Poule
Les Amérindiens d’Amérique du Nord ne connaissent ni les poules, ni les cochons, les chevaux ou les vaches, qui sont tous des animaux originaires de l'Ancien Monde. Les Européens, en s’installant en Amérique dans quelques siècles, amèneront avec eux leurs animaux domestiqués et introduiront l’élevage sur ce nouveau territoire.
La viande que mangent les Iroquoiens provient de la chasse.